10 % d'homo séropositif
11.04.05 | par
JandB ![[mail]](rsc/img/envelope.gif)
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Même le figaro s'intérese à l'explosion de l'épidémie.
" Et de fait, Emmanuel Chateau pointe un argument majeur. La prévalence de l'infection serait d'environ 10% parmi les homosexuels et bien plus infime parmi les hétérosexuels. La problématique en terme de prévention et de contamination ne se pose donc pas de la même manière."(le figaro 11 avril)
un autre article est édifiant
"La contamination volontaire dans le milieu homosexuel suit aujourd'hui des voies psychologiques inquiétantes. Lors du débat organisé par le Crips, le docteur Pierre Demoor (centre de dépistage anonyme et gratuit de l'hôpital Bichat, à Paris) a illustré cette nouvelle dérive à travers quelques histoires individuelles édifiantes, et notamment celle de ce jeune patient, «pourtant tellement inquiet d'une éventuelle contamination qu'il choisit des partenaires sans préservatif sur des sites Internet et finit par expliquer que parfois, même, il choisit délibérément des partenaires séropositifs, estimant qu'en le devenant lui-même il n'aura plus à craindre la contamination. Les rapports sexuels n'auront plus à être protégés et le préservatif plus vécu comme une entrave...». Il arrive donc un jour face au médecin, avec son diagnostic d'infection, sans trouble apparent, «se déclarant libéré, pouvant envisager une vie épanouie avec un partenaire séropositif lui-même et assurant choisir de ne jamais utiliser le préservatif. Au fur et à mesure de ces consultations, il évoquera les conversations avec des amis eux aussi contaminés dans les mêmes circonstances...».
Cet autre jeune homme de 28 ans, vivant en couple avec un partenaire séropositif, raconte au médecin «sa contamination comme l'exacerbation idéalisée d'un amour fort et partagé». Après quelques mois, son ami décédera d'un lymphome. «Et à ma grande stupéfaction, ce patient me confiera qu'il s'efforcera dorénavant de faire «vivre» ce cadeau qu'il semble comparer à un enfant, son enfant, raconte Pierre Demoor. Si ces illustrations n'étaient qu'exceptionnelles, elles pourraient intéresser seulement nos confrères psychiatres. Mais l'épidémie flambe à nouveau dans le milieu homosexuel. Nous ne pouvons pas faire l'économie d'un débat sur ce sujet.»
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