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Un film de Sean penn
Pays d'origine USA
Durée 2h04
Sortie en France 06/09/2001
Sortie Mondiale
2001

Avec
Benicio del Toro (Toby Jay Wadenah)
Patricia Clarkson (Margaret Larsen)
Beau Daniels (Rudy Karin)
Dale Dickey (Strom)
Nels Lennarson (Hank)
Adrien Dorval (Sheriff)
Costas Mandylor (Monash)
Taryn Knowles (Ginny Larsen)

Scénario mary Olson-Kromolowski et Jerzy Kromolowski
Musique Klaus Badelt et Hans Zimmer
Production Klyde is Hungry Films et Franchise Pictures
Distribution Warner Bros





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Cette oeuvre a été notée 5

The Pledge
 
Lien sacré
 

26/08/2002
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Jerry est flic depuis des décennies, et aujourd'hui il passe la main.
Alors que sa dernière journée ressemble presque à toutes les autres, si ce n'est la fête d'Adieu organisée en son honneur et à laquelle il ressemble plus à un simple invité qu'au principal intéressé, le corps d'une fillette assassinée est retrouvé dans la neige ensanglantée. A la tombée de la nuit, bien que désormais retraité, Jerry informe les parents du drame et prête serment de retrouver l'auteur du crime (d'où le titre : pledge = promesse).
Lorsque le suspect, arrêté sur la foi d'un témoignage du jeune garçon qui a découvert l'enfant, se suicide, le dossier est classé. Jerry, sceptique, décide de poursuivre l'enquête.

Tout n'est pas ce qu'il parait

Film policier, The Pledge échappe cependant à la catégorie film d'action. Ce n'est pas que Sean Penn ne sache pas faire, puisqu'il démontre le contraire avec brio le temps de quelques scènes plus rythmées. Mais ce n'est pas sur ce registre que le réalisateur cherche à jouer principalement.
The Pledge est plus un film sur la douleur, le deuil, sur le refus, peut-être également sur l'injustice ou l'ironie des événements qui échappent à notre contrôle, sur la dérive liée à la perte de ce contrôle.
Pour Jerry, la perte de repères correspond à la retraite à laquelle il se refuse, et la promesse de retrouver l'assassin de la petite Ginny, si elle apparaît comme un échappatoire, relève plus d'une fuite désespérée.
Pour illustrer la carrière du héros, Penn ne se perd ainsi pas en scènes d'action à valeur introductive ou en paroles, un regard suffit. Le film n'est pas bavard, comme s'il économisait les mots afin de préserver toute leur force. Jerry non plus n'est pas bavard, et le discours d'Adieu du policier est donc éludé au profit d'une contemplation plus éloquente de la fête, centrée (et floue) sur la dérive de Jerry au milieu de ses collègues, contemplation entrecoupée de plans décrivant la découverte du corps sans vie. Le contraste des couleurs est très marqué, très réussi.

Sean Penn en liberté

Ce n'est pas le meilleur film jamais réalisé, néanmoins The Pledge est un très bon thriller, cohérent (avec lui-même) et réalisé avec conviction et savoir-faire.
J'apprécie la patience de Sean Penn dans sa manière de filmer les acteurs, les paysages, et d'en capter le meilleur, avec un amour non dissimulé.
Il est vrai que Penn tourne un peu en " famille ", parce qu'il filme sa femme, certes, mais aussi Jack Nicholson, avec qui il avait déjà collaboré sur The Crossing Guard et un certain nombre de stars de Hollywood, comme Vanessa Redgrave, Mickey Rourke, Sam Shepard, Harry Dean Stanton ou Aaron Eckart.
Etrangement, il se dégage une certaine alchimie de cet " étalage " d'emblèmes hollywoodiens. Mickey Rourke, qui pourtant ne fait qu'une courte apparition semble particulièrement juste en Papa anéanti par la perte de sa petite fille. Vanessa Redgrave fait jaillir l'émotion à chaque réplique. Quant à Robin Wright Penn, elle est parfaite, comme à chacune de ses prestations.
Paradoxalement, rien n'est moins hollywoodien que ce film de la Warner (que Sean Penn co-produit cela dit) et au regard des images, le réalisateur semble avoir été totalement libre dans ses choix.
Cette façon de prendre son temps pour faire évoluer l'histoire, cette manière de donner plus d'espace (d'expression) aux personnages, confèrent cette coloration si particulière au film. En plan serrés, focalisés sur un regard, une main qui saisit un poisson, ou en plan large pour capter la tranquillité d'un moment, la paix d'un paysage enneigé, Penn crée l'émotion, l'intimité avec le spectateur.

Ce que l'on retiendra de ce film, finalement, quelques jours après l'avoir vu, au détour d'une réflexion sur toute autre chose, c'est son rythme singulier, l'émotion qui nous a assailli, les tiraillements de notre cœur (vaut-il mieux que Jerry ait raison ou que la petite fille soit en sécurité ?), et la première image du film, Nicholson hagard, Nicholson bon comme il ne l'avait pas été depuis longtemps.


.::Sophie
   
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Vos commentaires
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Olivier a écrit le 23/03/2002 à 12h01.  Commentaire 368, Visiteur 240
film hollywoodien anti hollywoodien entre dans mon top5

Echoes a écrit le 30/11/2002 à 17h46.  Commentaire 369, Visiteur 241
enfin une critique sensée et objective avec une pointe de passion personelle sur ce film.'pas trop tot hein...

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