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Un film de Jan Kounen
Pays d'origine France
Durée 2h04
Sortie en France 11/02/2004

Avec
Vincent Cassel (Mike Blueberry)
Michael Madsen (Wally Blount)
Juliette Lewis (Maria)
Djimon Hounsou (Woodhead)
Eddie Izzard (Prosit Luckner)
Colm Meaney (McClure)
Geoffrey Lewis (Sullivan)
Ernest Borgnine (Rolling star)
Tchéky Karyo (l'oncle)
François Levantal (Pete)

Scénario Gérard Brach - Jan Kounen - David Scinto - Louis Mellis et Cassidy Pope
Production Ajoz Films - La Petite Reine - UGC Images
Distribution UFD

D'près l:
Jean-Michel Charlier et Jean Moebius Giraud




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Cette oeuvre a été notée 4

Blueberry, l'expérience secrète
 
Blueberry, western classique?
 

24/02/2004
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Tout grand fan de westerns devant l'éternel rentrera immédiatement dans l'univers de Blueberry, qui rappelle à chaque instant, avec ses magnifiques plans d'ensemble auxquels succédent d'ignobles gros plans sur des trognes crasseuses, les plus beaux Leone.

Blueberry et le western spaghetti

Car le côté western de ce film n'est pas l'héritier direct des westerns hollywodiens traditionnels. Exit les héros doux et proprets et les bonnes moeurs dont ne se départissent jamais vraiment les scénarios d'un Ford, par exemple.
Le western spaghetti a laissé son empreinte quasi-animale dans le monde de Kounen, avec son lot de sang, de mouches et de poussière.
Le thème de la vengeance y tient une place prépondérante, comme dans tout bon western spaghetti qui se respecte.

Duel d'âme à âme

Quant à la fin, déroutante peut-être, elle me semble être une évolution capitale.
Kounen connait par coeur les recettes des Westerns spaghettis mais possède suffisamment d'invention pour dépasser les conventions du combat final.
Le combat ne se fera pas d'homme à homme mais d'âme à âme.
On a reproché à Kounen ses longueurs et sa maladresse à cet endroit du film.
Pourtant le voyage final ne gâche rien et permet d'entrer dans une dimension supplémentaire, qui dérange sans doute nos modes de fonctionnement matérialistes ou rationnels mais apporte au film une véritable ouverture.

Blueberry boudé par le grand public...

Le peu d'enthousiasme du public me semble une grande injustice et j'espère que le film sera un jour (re)découvert et apprécié, car sa profonde originalité et sa grande connaissance des classiques le mérite amplement.



.::Therese
   
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Vos commentaires
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Jd a écrit le 14/04/2004 à 00h42.  Commentaire 6058, Visiteur 2409
Il est où Blueberry dans le film?
Fallait pas appeler ce film du nom de la BD, ça n'a presque rien à voir, la caméra est pesante et quelques scènes longuettes ajoutent encore à la lourdeur de l'ensemble. A eviter !

Sawl a écrit le 18/04/2004 à 11h32.  Commentaire 6102, Visiteur 2432
Je ne suis pas d'accord avec ton commentaire. Car Jean Giraud a participé au scénario de Blueberry et Jan Kounen a beaucoup respecter l'univers mystique qui peut se retrouver dans les oeuvres de Moebius. Ce film raconte plus un éveil qu'un western mais de là à dire qu'il est à éviter, c'est que tu n'as rien compris à ce qui importer au réalisateur de montrer. Tout ça parce qu'il déroge un peu des conventions holywoodiennes. c'est petit. à revoir, mais avec un autre regard!

Jd a écrit le 18/04/2004 à 13h29.  Commentaire 6104, Visiteur 2409
Sans blague, ça raconte plus un éveil qu'un Western!?
Ben dis-y donK... J'avé pa remarké
Ok, j'suis petit si tu veux, mais j'ai du mal à voir en quoi les démoniâques conventions hollywoodiennes que tu invoques ont à voir avec mon propos !!!? La dérive est facile, dans l'art de la critique est aussi facile que tentante. Ceci dit, le mysticisme de Mike Blueberry ou de l'oeuvre (BD) en général j'ai carrément du passer à côté. Cynisme parfois, stoîcisme encore plus, mais mysticisme... Sorry ! De plus, Jean Giraud qui a plus que de mal à pondre de nouveau épisode en BD est forcément, d'un point de vue normatif et réducteur que l'on peut volontiers épouser (histoire de simplifier encore un peu plus), une référence et une caution morale dont la prod aurait eu tort de se priver...

Zigouiman a écrit le 01/01/2005 à 21h25.  Commentaire 9916, Visiteur 3454
J'ai découvert tard le film de Jan Kounen. Hélas, je me suis laissé avoir par les critiques nauséuses et caricaturales de Télérama à Libération ; un festival de naiserie et de vulgarité journalistique. Résultat : tout simplement pas envie de voir ce film jugé comme raté par la presse.... Puis intrigué par les commentaires contradictoires des spectateurs, j'ai acheté ce film et je ne le regrette pas.

D'abord, la mise en scène, le jeux des acteurs, les images, sont superbes, il est impossible de le nier... c'est normal de ne pas aimer un film, mais on ne peut occulter le travail, l'engagement du réalisateur et la qualité esthétique de l'ensemble.
Pour moi, ce film est réussi, il m'a subjugué du début à la fin, l’histoire est simple, c'est vrai, mais il s'agit ici d'envoûtement, de destins croisés, d'émotions brassées comme on sculpte la matière humaine... Jan Kounen a réussi un film onirique, brillant, sans aucune concession commerciale en une ressemblance présumée à la bande dessinée du même nom, l'"esprit" de Blueberry est pourtant plus que respecté : celle de la quête d'un homme sur lui-même, celle qui l'unit au monde...
Le monde chamanique est ici la clé de voûte de cette fable universelle : l'homme "civilisé" et le sauvage, c'est aussi l'essence même de la bande dessinée : un flot de destins en ombres humaines submergées par leur violence face à la troublante clairvoyance des hommes-chamans et le bouleversement de toutes les croyances pour exister à leur égal.

Comme "Bladerunner", le film n'aura hélas pas rencontré son public au début. A l'égal du film de Ridley Scott, "Blueberry" est pourtant un film destiné à devenir un classique. Parce qu'il se transcende lui-même, il échappe à la narration. L'esthétisme des deux films n'est pas dû au hasard, elle seule permet de faire voyager, transporter le spectateur vers une autre conscience de lui-même, de l'homme-machine à l'homme-chaman, Jan Kounen cherche une vérité à l'être... La lumière du chemin n'est finallement pas si cosmique.... et notre compréhension du monde si intemement liée à celle de nous-même.

Milles merci à toi, Jan.

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