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Un film de Margarethe von Trotta
Durée 2h15
Sortie en France 06/06/2004

Avec
Katja Riemann (Lena Fischer)
Maria Schrader (Hannah Weinstein)
Jürgen Vogel (Arthur von Eschenbach)
Jutta Lampe (Ruth Weinstein)
Doris Schade (Lena Fischer (à 90 ans))

Scénario Margarethe von Trotta
Distribution CTV International





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Cette oeuvre a été notée 4

Rosenstrasse
 
Concentration à Rosenstrasse
 

21/06/2004
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A l'hiver 1943, rompant avec la loi sur les mariages mixtes qui protégeait les juifs mariés à des aryennes, et réciproquement, du sort réservé aux autres juifs, les Nazis ont procédé à de nombreuses arrestations, en particulier à Berlin. Dans un immeuble de la communauté israélite de Berlin, dans la Rosenstrasse, des dizaines de juifs ont ainsi été internés pendant plusieurs jours, attendant leur "évacuation" vers les camps de la mort.
Ce film, c'est l'histoire d'une New-Yorkaise, Hannah, qui va aller à Berlin pour savoir ce que sa mère Ruth a vécu, elle qui avait 8 ans en 1943. Mais aussi l'histoire de ces épouses non-juives qui ont fait le pied de grue tous les jours Rosenstrasse pour savoir où était leur mari. Avec, parmi ces femmes, une certaine Lena Fischer, qui finira par recueillir la petite Ruth privée de sa mère.

La barbarie n'a pas connu la routine

Voir un film, allemand ou pas, qui parle de cette époque, ça n'a rien de réjouissant. Le tourner non plus, j'imagine. La difficulté de rendre ce film intéressant est pourtant aidée par un point: chaque histoire vraie de l'époque est unique. La barbarie n'a pas connu la routine, et pour peu que le film soit bien mené et bien joué, il n'a pas de raison particulière d'être chiant.

Là, tout va bien. Katja Riemann joue toujours aussi bien (on la connaît à peine en France, à la limite à travers de Laure d'Abrantès, dans le téléfilm Balzac avec Depardieu, ou de façon presque plus confidentielle dans Les Nouveaux Mecs, un film allemand de 1995). Elle commence à vieillir, OK, mais sa froideur parfois pleine d'émotion est intacte. On pourrait la comparer à Isabelle Huppert pour ça (les deux sont aussi connues dans leur pays respectif).

Pas de victimologie névrotique

L'autre point fort du film, c'est le parti pris de la réalisatrice, Margarethe von Trotta, de dépasser le simple message du devoir de mémoire - message indispensable mais qui ne fait pas un film en soi - pour évoquer le besoin de certains juifs de retrouver et de conserver ses racines. L'explication donnée ne verse pas dans le simple repli identitaire du "nous sommes des victimes perpétuelles, retrouvons-nous dans la religion".
Non, Von Trotta y voit un devoir de mémoire très personnel, de chacun avec son passé à lui. L'attachement à une orthodoxie religieuse, ou bien à la langue allemande - quand on a émigré -, n'est pas quelque chose de bizarre ni de mauvais, du moment que c'est en relation avec l'au-plus profond de soi (et non pas à travers un livre ou les décisions de gourous).

Ça m'a bien plus, ce parti-pris qui tranche avec la victimologie névrotique qui règne ces temps-ci chez certains. Et voir ce genre de films ne peut faire que du bien aussi. Ça remet certaines choses en place.
Alors allez-y pour ça, et pour les visages de femmes qui parsèment ce film.


.::Oli blog
   
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