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Un film de Iciar Bollain
Pays d'origine Espagne
Durée 1h46
Sortie en France 07/07/2004

Avec
Laia Marull (Pilar)
Luis Tosar (Antonio)
Candela Pena (Ana)
Rosa Maria Sarda (Aurora)
Kiti Manver (Rosa)
Sergi Calleja (la thérapeute)

Scénario Iciar Bollain
Production La Iguana
Distribution Haut et Court





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Cette oeuvre a été notée 5

Ne dis rien
(Te doy mis ojos)
 
Un beau film
 

04/08/2004
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Ça commence avec la fuite de chez elle de Pilar et son fils, Juan. Ils se réfugient chez Ana, la sœur de Pilar, qui va vite apprendre que Pilar est battue par son mari. Perte partielle de la vision, rein déplacé, et contusions multiples, elle est vraiment battue, et pourtant, Ana ne se doutait de rien. Elle va alors tout faire pour l'aider et la convaincre de divorcer, de quitter définitivement son mari. Sauf que ce dernier, Antonio, semble vouloir remettre de l'ordre dans les choses et va voir de lui-même un psychologue. Pilar est alors tentée de le revoir, de revenir habiter avec lui.

Une réflexion poussée

Ma crainte, avant d'aller voir ce film, c'était de tomber sur un film misérabiliste, un OGM de Guédiguian, Depardon et Loach dépressifs. Mais bon, 7 récompenses aux Goyas espagnols, et surtout l'avis positif de PH m'ont convaincu d'y aller. Et tant mieux.
Je n'ai pas vu de film misérabiliste. J'ai vu un film intelligent, qui disséquait en profondeur les tourments de la femme battue, en consacrant peu de temps aux scènes de violence en elles-mêmes, mais en s'attachant surtout à représenter de la façon la plus exhaustive possible ce que peut ressentir cette femme, comment elle peut agir, et comment le vit son entourage (le fils, la mère, la sœur, les collègues). Les séances de psychologie en groupe des hommes violents sont tout aussi intéressantes, et implacables.
Un film très réussi à mes yeux, et qu'il fait bon avoir vu, non pas pour un message moralisateur emmerdant, mais pour toute la réflexion qu'il induit dans le spectateur, pour sa façon de me parler, moi tranquille dans mon fauteuil.

Zapatero résonne en écho

L'action de Zapatero résonne en écho de ce film. Alors qu'Aznar avait gagné ses dernières élections grâce au message anti-immigration marocaine, son discours populiste et abject (comme son copain australien Howard, si on veut faire la tournée des paradis machistes gouvernés par des caniches de Bush) n'a pas marché cette fois-ci, Zapatero a su profiter du réveil citoyen miraculeux pour mettre en place un projet de loi pour venir concrètement en aide aux femmes battues (plus d'une femme assassinée par semaine en Espagne, et Marie Trintignant qui peut célébrer cette semaine le premier anniversaire de son rappel à Dieu...). Parce que ce premier ministre a compris que c'était la mentalité des Espagnols qu'il fallait changer, et que c'était vraiment devenu prioritaire. Parce qu'on ne peut pas diriger un pays qui laisser des dizaines de milliers de femmes se faire bastonner, aussi invraisemblable que ça puisse paraître au Partido Popular.
Il est donc heureux qu'un film très intelligent coïncide avec ce mouvement pour faire évoluer les mœurs et ne plus considérer la femme comme subordonnée.

Pas un film moralisateur, mais un beau film.


.::Oli blog
   
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