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Good bye lenin
 
 

18/09/2003
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Nous sommes en RDA en 1989, quelques mois avant que le mur ne tombe. La mère du protagoniste principal fait un infarctus, tombe dans le coma et ne se réveille que plusieurs mois après la chute du mur de Berlin. Or la mère est une fervente communiste, abandonnée plusieurs années auparavant par son mari parti à l’ouest, qui participe à la vie collective et dont la philosophie socialiste parait aussi obsolète qu’implacable. Lorsqu’elle se réveille, le médecin demande à ce qu’elle ne subisse pas de choc émotionnel qui pourrait l’atteindre fatalement. Pour cela, le fils, la fille et les proches se démènent pour la faire vivre dans son monde d’avant, dans un monde caduque et en proie au capitalisme sauvage de l’ouest. Ce stratagème, qui est avant tout un gage d’amour inconsidéré et entier, est l’occasion de bien des scènes tragicomiques où il s’agit de cacher la vérité, voire même d’inventer une réalité encore plus folle.

C’est un film à la fois léger pour sa comédie et ses scènes drôles, mais parfois grave et plus solennel lorsqu’on se penche sur les douleurs enfouies des personnages, le manque du père des enfants, l’amour pour leur mère, le sentiment politique de la mère qui est sincère mais qu’on comprend frustré etc. Ce dosage est vraiment réussi et donne un bon rythme au tout, malgré une fin qui tarde un peu à venir. J’ai été assez déçu par la musique de Tiersen, c’est dommage car le thème du film est excellent, tandis que les autres musiques sont une directe resucée d’Amélie Poulain (dont la scène de retour à la Datcha qui est vraiment un extrait d’Amélie) ce qui m’a pas mal troublé (je les connais peut-être trop).

J’ai vraiment été touché par la manière dont a été abordé la réunification et les enjeux de la RDA suite à la chute du mur. Clairement, ce n’est pas si simple que ça en a l’air, et même si c’est une excellente chose, on saisit plus précisément la détresse de ceux qui croyaient en leurs pays et leur idéologie, ainsi que ceux qui ont perdu leurs repères, même s’ils ont gagné une nouvelle liberté. En cela, ce film a, en filigrane de la comédie, une dimension politique qui est intéressante et subtile. C’est carrément à voir, pour les scènes où on essaie par tous les moyens de cacher la vérité à la mère, soit en récupérant tous les meubles et les fringues au rebus, soit en filmant de fausses informations racontant que des gens de l’ouest sont passés à l’est (car opprimé par le capitalisme, et ayant compris la justesse de l’idéologie socialiste) pour expliquer les BMW dans la rue etc. J’ai été très ému par le moment où la mère sort enfin de l’appartement et est totalement chamboulée par la réalité (mais son fils arrive encore à la bluffer par la suite) et l’émotion de la mère qui voit une gigantesque statue de Lénine qui vole dans les air accrochée par des filins à un hélicoptère, puis qui disparaît pour de bon. Une belle métaphore.


.::Matoo
   
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