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Kitchen stories
 
 

31/12/2003
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Voilà un film dingue et drôle qui ne ressemble à rien de connu, qui sort des sentiers battus sans chercher vraiment à jouer les anti-conformistes, non c’est simplement un OVNI qui vient du nord de l’Europe, et qui m’a complètement fasciné et séduit.

Pour le pitch, disons que l’histoire se passe en Suède dans les années 50, le Home Research Institute effectue des recherches très sérieuses d’optimisation des cuisines suédoises en vue de réduire au maximum le chemin parcouru pour la ménagère. « la mère au foyer n’ait plus à parcourir en une année la distance qui sépare la Norvège du Congo. […] il lui suffisent s’aller en Italie du Nord pour servir son repas ». La suite de ces études a lieu en un coin reculé de la Norvège, où une poignée d’hommes célibataires ont accepté qu’une personne vienne les surveiller pendant un temps donné afin de noter tous leurs déplacements dans leur cuisine.

Il ne doit y avoir aucun échange entre eux pour ne pas troubler la mission, et les surveillants-chercheurs vivent même dans une mini-caravane à côté de la maison qu’ils surveillent. C’est ainsi que Folke, un suédois motivé et ambitieux, est amené à investir la cuisine d’Isak, un vieil homme norvégien bourru et solitaire, de la plus singulière manière qui soit. Visez donc ce plan fabuleux qui ponctue tout le film :

Le film conte donc la relation qui peu à peu se noue en les deux hommes. Une relation qui est aussi glaciale que le climat au début, et qui peu à peu se mue en une florissante amitié. Le film met en exergue à la fois les caractères très différents des personnages, mais aussi, par de petites touches discrètes et ironiques, la sempiternelle inimitié entre Suédois et Norvégiens (un peu comme les Français et les Anglais je suppose). Surtout on voit peu à peu s’installer une complicité, due à cette intimité forcée et saugrenue, et le vieux qui manque de compagnie se voit ragaillardi, tandis que l’observateur suédois trouve un sens plus concret et patent à sa vie. Et leur relation se nimbe même d’une ambiguïté homo qui est très cocasse, notamment par la jalousie manifeste d’un voisin qui, se voyant relégué, va même jusqu’à amener une nuit la caravane du suédois sur une voie de chemin de fer.

Le film procure beaucoup de sourires et de rires (discrets) par cette situation burlesque et irrationnelle, mais aussi est chargé d’une authentique émotion qui m’a beaucoup touché. Un chouette petit film indépendant qui n’aura qu’un modeste succès en salle certainement, mais que je suis drôlement content d’avoir vu !


.::Matoo
   
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