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Gothika
 
 

24/01/2004
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Je ne partais pas avec les plus grands espoirs pour ce film, sachant pertinemment qu’il s’agissait d’une commande hollywoodienne à Kassovitz. Et bien, j’ai trouvé que le cahier des charges était parfaitement rempli, avec un petit plus qui est, pour moi, une valeur ajoutée incroyable de ce réalisateur : sa maîtrise de l’objectif.

Gothika n’est pas doté du meilleur des scénarii, mais bon, je n’ai pas perçu l’impudence de vouloir délivrer autre chose qu’un film d’angoisse mâtiné de fantastique tout à fait potable. C’est un peu une intrigue à la « Ring » avec une conception très nipponne du revenant. Halle Berry est une jeune et belle psychiatre, mariée au directeur de l’institut où elle travaille. Son collègue Robert Downey Jr en pince pour elle en secret, mais elle feint de l’ignorer. Une de ses patiente, Penélope Cruz, est complètement chelou et lui raconte de sombres et énigmatiques histoires de viol. Un soir, alors qu’elle doit prendre une déviation pour rentrer, elle a un accident à cause d’une fille nue, au milieu de la route. Elle sort de la voiture pour la secourir, et dans un éclair, sorte de combustion spontanée, elle perd connaissance. Elle se réveille trois jours plus tard dans une des cellules de l’hôpital psychiatrique, accusée du meurtre de son mari dans des conditions affreuses.

Le scénario est, il est vrai, terriblement téléphoné, et pèche parfois un peu par son manque de crédibilité, ou bien la naïveté de l’intrigue, mais c’est efficace et « clean ». On devine aisément, que le fantôme est une âme en peine, qui va amener Halle Berry à trouver la véritable raison de sa mort (suicide apparent) afin qu’elle puisse trouver la paix. J’ai trouvé les trois acteurs principaux excellents, et Halle Berry plus belle et douée que jamais. Même Penélope Cruz m’a moins rebuté qu’à son habitude !

La musique est un peu soûlante, dans le genre omniprésent et trop banal pour ce genre de film. Les violons qui grimpent aux rideaux juste avant la scène qui fout les jetons, c’est tout de même un drôle de stéréotype de genre. Vraiment la qualité majeure pour moi est l’œil de Kassovitz. Ce type fait bouger son point de vue avec virtuosité, et donne une expression incroyable aux mouvements de caméra. Il filme et distille l’angoisse aussi grâce à cette manière de dynamiser ses scènes, et de jouer avec ses acteurs.

Donc ce n’est certes pas un chef d’œuvre, mais un petit film qui angoisse à souhait, et qui est un chouette divertissement. Peut-être un peu décevant pour un Kassovitz, mais pas tant que ça pour le standard hollywoodien qu’on voulait lui voir produire (merci Miramax, de nouveau).


.::Matoo
   
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