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Un film de Karyn Kusama
Pays d'origine USA
Durée 1h50
Sortie en France 29/11/2000
Sortie Mondiale
2000

Avec
Michelle Rodriguez (Diana)
Jaime Tirelli (Hector)
Paul Calderon (Sandro)
Ray Santiago (Tiny)
Victor Sierra (Ray)
Elisa Bocanegra (Marisol)
Thomas Barbour (Ira)
Dadi Pinero (Edward)

Scénario Karyn Kusama
Musique Theodore Shapiro
Production Renzi Productions, Green
Distribution Diaphana





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Cette oeuvre a été notée 4

Girlfight
(Girlfight)
 
 

18/08/2002
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Castagne au féminin, ça fait castagnette ?

Non

Premier plan qui se précise progressivement : Diana, l'héroïne du film, au regard glacé de détermination, seule parmi une foule de lycéens dans la cour de récré, avec en musique de fond un morceau nerveux au clavier de Theodore Shapiro.

Women are made, not just born

Diana est en dernière année au lycée. Enfin, elle l'espère, mais autant dire que ce n'est pas gagné… La jeune femme a la droite facile, la réplique acerbe : le couplet gagnant pour un abonnement dans le bureau du proviseur, qui, de son côté, n'a rien contre les menaces de renvoi quand sa patience s'emousse. Chacun son truc. Son truc, à Diana, c'est la boxe. La rage au ventre, elle se lance à corps perdu dans cet exutoire formateur.

Un film d'apprentissage

Sur fond de drame familial relégué à l'arrière-plan (et cependant bien présent), Girlfight est surtout un film sur la découverte de soi et sur la volonté de devenir celui que l'on est, boxeur dans le cas de Diana (y aurait-il du Nietszche en Kusama ?). Loin d'employer le ton moralisateur ou prétentieux de celui qui croit avoir découvert les clefs de la vie, Karyn Kusama expose de façon subtile des idées auxquelles tout un chacun peut adhérer : le respect de soi et des autres, la nécessité (le devoir ?) de croire en ce que l'on fait pour y exceller, le choix d'une voie qui ne demande pas forcément d'aptitudes scolaires (merci de ne pas confondre avec "intellectuelles") et à l'opposé le droit pour ceux qui le désirent de réussir scolairement sans attirer la condamnation de ceux qui n'en ont pas eu la possibilité.
En bref, il appartient à chacun de se définir, c'est une quête personnelle qui n'appelle en aucun cas au jugement des autres. Diana est une héroïne dans le sens le plus pur du terme, le rôle est par ailleurs servi par l'interprétation remarquable de Michelle Rodriguez, très crédible dans le rôle de cette apprentie Pirate du ring à la carrure imposante.
Elle a une présence véritable, que ce soit sur le ring ou ailleurs, une force rassurante. Diana est en effet un personnage ferme et tendre à la fois, dont le charisme est directement lié à sa volonté sauvage et à sa détermination inébranlable. Les autres protagonistes auraient pu paraître bien ternes aux côtés de cette personnalité forte, mais ils apportent au contraire une certaine nuance et on retombe finalement sur une interprétation homogène et juste. Les relations entre Diana et son entourage (surtout masculin) sont décrites et souvent suggérées avec finesse, les sentiments sonnent vrai. A l'extérieur aussi bien qu'à l'intérieur de la salle de boxe.

Elle apparaît dans Girlfight quasiment comme un temple, avec ses propres règles. Un lieu où chacun est là non seulement pour s'entraîner mais surtout pour donner le meilleur de soi-même et se sortir les tripes. Pour celui qui en a, il faut les montrer, pour les autres, il n'y a pas de place. D'ailleurs, les maximes placardées sur le mur, qui font l'apologie de l'effort, de la volonté, de la ténacité (de la sueur si vous préférez), le rappellent largement. Diana découvre que la discipline n'est pas abdication de soi.Dans la salle de boxe, les bruits sont saccadés, quasi musicaux.

La musique, elle, est souvent nerveuse, quasi sportive.

Et l'émotion passe.
On aime, ou pas.
Il reste que Girlfight est un film de caractère, fort et juste.

N.B. : Girlfight a été primé à Sundance (mise en scène), à Deauville (meilleure interprétation féminine) et à Cannes (prix du jury jeune, meilleur film étranger).





.::Sophie
   
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