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L'effet papillon
 
 

12/03/2004
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Si je dis que ce film a des relents de « Wishmaster » (dans le fond), tout en arborant des airs de « Donnie Darko » (dans la forme), je risque de semer la confusion, mais pourtant c’est bien ce que j’ai pensé en le regardant.

C’est le genre de film fantastique que j’aime, sans effets spéciaux notoires sinon de modestes manipulations de caméras, au scénario alambiqué et déroutant, qui surprend par son originalité et dont les personnages sont très attachants (surtout Ashton Kutcher, arf arf).

Evan est un petit garçon qui a des troubles similaires à son père. Ainsi lorsqu’il est soumis à une forte tension, il a des trous de mémoire et il oublie des pans entiers de ce qui se passe après. Il a 7 ans, et n’a jamais connu son père qui est interné dans un hôpital psychiatrique (suite à ces troubles qui l’ont peu à peu rendu dingue). On suit ainsi le parcours de ce garçon qui tient scrupuleusement son journal intime, jusqu’à ses 14 puis 21 ans. Il lui arrive pas mal de tuiles, ou plutôt des situations incongrues qui tournent autour de ses amis d’enfance.

Or, un jour il découvre que lorsqu’il relit son journal et qu’il se concentre suffisamment, il peut revivre la scène qu’il lisait, et alors intervenir avec sa conscience d’adulte pour changer le passé. Une fois la modification effectuée, il revit en accéléré ce que sa vie aurait été avec cette altération temporelle, et alors il rejoint une nouvelle vie, qui est simplement devenue la réalité. Evidemment, il veut bien faire en sauvant des gens, ou en évitant des catastrophes, mais cela entraîne alors d’autres conséquences inattendues et funestes qui le pousse doucement vers la folie.

Voilà pour le côté « Wishmaster », quant à « Donnie Darko », c’est plus dans la manière dont le film est tourné (la touche de cinéma indépendant américain encore un peu marqué), et puis cette inflexion lente mais certaine du héros vers la folie. Une folie que tout les personnages du film ressentent comme inéluctable, et que seul le spectateur sait infondée. Comme dans « Donnie Darko », c’est le spectateur qui partage la conscience du personnage, et alors on ne sait plus si le réalisateur nous montre la vérité, ou simplement le reflet de la réalité (déformée) du malade psychiatrique.

Il s’agit d’un bon film mais qui souffre tout de même d’une forme répétitive qui finirait presque par lasser. On finit d’ailleurs par s’ennuyer des tentatives et échecs essuyés par Evan, même si cela nourrit correctement l’intrigue et l’action. Et puis surtout la fin n’est pas terrible, à mon avis. Les films américains me déçoivent très souvent pour les cinq dernières images, et là, c’est presque le cas. Malgré tout, j’ai vraiment passé un bon moment, et ai beaucoup apprécié ce scénario excitant.


.::Matoo
   
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