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De battre mon coeur s'est arrêté
 
 

11/04/2005
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Cela faisait une éternité que je n’étais pas tombé sur un film français aussi bon. Je ne crie pas non plus au chef d’œuvre comme j’ai beaucoup pu lire à droite ou à gauche, mais cela fait plaisir de voir un film doté d’un scénario palpitant, de comédiens excellents, de dialogues percutants et d’une mise en scène intéressante. J’ai l’impression d’avoir vu un bon polar bien franchouillard et cela m’a fait énormément plaisir de voir que c’était encore possible en 2005. D’ailleurs, j’ai finalement eu une impression voisine de celle de « Sur mes lèvres » du même auteur. Mais « De battre mon cœur s’est arrêté » (je ne vais pas répéter le titre quinze fois c’est trop fatiguant à taper) a des qualités supplémentaires.

D’abord il y a Romain Duris que j’ai trouvé particulièrement bon. Il démontre avec ce film qu’il fait vraiment partie de la fine lame des acteurs français. Il joue le rôle d’une petite frappe qui travaille et magouille dans l’immobilier avec une bande de zozos « marchands de biens ». Il a de qui tenir puisque son père (excellent Niels Arestrup) est encore un degré de plus dans les petits trafics immobiliers, et utilise des coups de mains de Duris (littéralement) pour faire payer des débiteurs récalcitrants. La mère de Romain Duris qui est morte était pianiste, et ce dernier rencontre par hasard une personne que sa mère connaissait qui lui propose de passer une audition. C’est pour le héros une sorte de révélation et d’appel du destin qui le pousse à se jeter à corps perdu dans cette audition. Il paie les services d’une répétitrice chinoise qui ne parle pas un mot de français, et tente de maîtriser un morceau au piano.

J’ai particulièrement aimé cette incursion de la musique dans le scénario et dans l’intrigue. En effet, on s’attend d’abord à un polar de base, mais rapidement on glisse dans une étude de caractère et dans un film beaucoup plus subtil autour de la personnalité complexe de Romain Duris. Par contre, le revers de cette dispersion narrative donne un côté un peu brouillon et inachevé à l’histoire en elle-même. En effet, on a des intrigues amoureuses, policières ou de malfrats, celles liées à Duris (son boulot, son père, etc.) et on a l’impression que tout est commencé mais rien n’est correctement fini. Donc au final, on a un film dont le récit manque un peu de substance et de cohérence.

Néanmoins les comédiens et la mise en scène concourent à donner un souffle vraiment original au film, et permettent d’être rapidement bien scotché. Même si le titre reste une énigme, j’ai beaucoup apprécié ce film et la manière dont le genre a été revisité par son auteur.


.::Matoo
   
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