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La vie sur l'eau
 
 

12/10/2005
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La bande-annonce m’avait donné envie de voir ce film iranien, et je n’ai pas été déçu. Il s’agit d’un petit bijou d’originalité et de dépaysement. Finalement beaucoup moins lent et contemplatif que ce à quoi je m’étais préparé, et que les films que j’avais pu voir de la « région » (notamment « A cinq heures de l’après-midi », un film afghan).

Il s’agit d’une communauté qui s’est formée sur, et dans, un pétrolier qui s’est échoué au large des cotes iraniennes. Dans ce vieux bateau rouillé et planté dans le sable, vivent des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants. Ils paient un loyer au capitaine qui est une sorte de leader charismatique aux deux visages, à la fois bienveillant et protecteur mais aussi dictateur et manipulateur. Ce dernier organise toute la vie sur le bateau, décidant des maigres ressources à exploiter du rafiot, des communications avec l’extérieur (téléphoniques, médias, business…) et des aléas de cette vie communautaire et autarcique. Et comme le maître d’école le fait répéter tous les jours en dictée à ses élèves : la mer c’est beau, la vie sur l’eau c’est chouette. La réalité est bien évidemment un peu plus contrastée avec des intrigues qui viennent rappeler une société iranienne où, notamment, les femmes sont « masquées » (il s’agit là d’un masque rigide) et à la merci de leurs maris, père, frères.

Mais le film décrit avant tout cet univers picaresque et drolatique avec quelques personnages qui valent le détour, comme le vieux qui passe ses journées à regarder le soleil, au travers de ses épaisses lunettes noires, en attendant l’illumination, ou bien l’enfant-poisson qui repêchent des petits poissons paumés dans la coque du bateau pour les rejeter dans la mer. Le capitaine est pris dans son rôle de seigneur de son fief, et il tente de défendre son modèle et sa communauté. Le problème est que le pétrolier est vendu à une société qui doit le démanteler, et que les habitants doivent le quitter. Pendant ce temps là, un jeune garçon qui s’est épris d’une jeune fille, dont le mariage a été arrangé, fait tout pour communiquer avec elle.

L’auteur traite son sujet comme quelques fables des temps modernes, avec beaucoup de tendresse et d’humour à propos de ses congénères. On y voit comme l’espoir peut naître pour des gens qui ne veulent après tout qu’un toit sur leur tête, travailler et assurer de quoi vivre à leur famille. L’histoire entre la fille et le garçon reflète bien les mœurs étriqués et les problèmes des femmes dans la société iranienne, mais ni plus ni moins que ce qu’on trouve dans nos sociétés en terme de mariage arrangé. Là évidemment, on se rend compte de la position de la femme, une situation pas enviable c’est certain (mais pas non plus le stéréotype européen de la femme iranienne soumise, torturée et tyrannisée).

Il s’agit d’un film qui distille de très belles images, et d’une histoire qui ne laisse pas insensible, une des ces histoires de gens pauvres et dignes, loin des clichés habituels, une narration finalement très universelle.


.::Matoo
   
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