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Un film de Jean-Marc Barr et P. Arnold
Pays d'origine France
Durée 1h40
Sortie en France 08/12/1999
Sortie Mondiale
08/12/1999

Avec
Elodie Bouchez (Jeanne)
Sergej Trifunovic (Dragan)
Philippe Duquenne Jean-Christophe Bouvet
Scénario Pascal Arnold et JM Barr
Musique Misko Plavi
Production Toloda
Distribution ID Distribution





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Cette oeuvre a été notée 4

Lovers
 
Dogme
 

26/08/2002
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Dogme, 1° volet de la Free Trilogy

Lovers est le premier volet de la Free Trilogy entreprise par Jean-Marc Barr et Pascal Arnold dans le cadre de Dogme 95.
Le film a pour sujet la liberté d'aimer sur le sol européen.

Liberté d'aimer

Juliette est française, elle travaille sans grand enthousiasme dans une librairie. Cela paie les factures. Dragan, yougoslave, est un artiste et ne paie pas de factures.
Un regard, et c'est le coup de foudre. Dragan, dit Gaga, s'installe chez Juliette et chacun découvre un peu le monde de l'autre.
Les grands sujets sont la liberté d'aimer donc et la condition des sans-papiers dans une Europe démocratique dont on aimerait oublier les frontières. Situation grave latente, tapie dans un coin de notre tête pendant toute la projection, dont on sait qu'elle va fatalement voler la vedette à nos acteurs, finalement.
La manière de tourner des réalisateurs est à l'image de leur trilogie : libre. Barr et Arnold utilisent le Dogme comme un prétexte à une liberté qu'ils n'ont pas à justifier.
Liberté de tourner dans les rues de Paris, d'insérer dans le film une scène imprévue simplement parce qu'elle a une âme (celle où Elodie Bouchez et Sergeï boivent attablés à la table d'un café, filmé de l'extérieur, sur l'instant, instinctivement, à l'improviste).

Lovers a été tourné en 22 jours, avec un budget de 4,8 million de francs. C'est Jean-Marc Barr himself, le plus américain des acteurs français ou peut-être le plus français des réalisateurs américains, qui tient la caméra.
Le grain est parfois flou, la stabilité de l'image douteuse, pourtant il nous semble qu'aucune autre caméra n'aurait pu faire passer l'émotion de la même manière que le digital. Une histoire de cohérence peut-être, de réalisme.

Le film est n'évite pas quelques longueurs. La dernière scène est un plat-séquence de 5 minutes et demie, et en revanche on ne sent aucune longueur.
Troublant, nous questionnant dans ce que nous sommes et ce que nous sommes capables de ressentir, Lovers a pour objectif de nous donner envie de tomber amoureux (C'est Jean-Marc Barr qui le dit).
Et vous ?

NB : Le film a été un échec relatif en France où il est sorti dans quelques salles UGC et dans peu d'indépendants, la plupart d'entre eux ayant fermé leurs portes à un film tourné en digital. En revanche il a fait une belle carrière en Allemagne (120 000 entrées) et a été distribué dans quelques 25 pays. Et a remporté le High Hopes Award au Festival de Munich 1999.


.::Sophie
   
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