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Lunar Park
 
Frédéric Beigbeder parle d'une autofiction, concernant ce roman
 

10/11/2005
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La progression observée dans les romans de Bret Easton Ellis cesse brutalement pour laisser la place à quelque chose de nouveau: la part d'autobiographie.

Ce livre démarre comme un bilan, un regard en arrière sur une vie qui a conduit l'auteur à l'université, puis à la parution de ses romans, de Moins que zéro à Glamorama, des romans qui faisaient intervenir plus ou moins les mêmes personnages, présents ou ayant été à l'université Camden. Mais la lecture autobiographique de ces romans n'était pas vraiment transparente, en tout cas pas nécessaire.

Ici, c'est l'histoire de Bret qu'on lit.
12 jours aux alentours d'Halloween 2003, un Bret qui a replongé dans la dope, les fêtes et l'alcool, mais qui s'est remarié avec son ex, pour vivre avec les deux enfants de cette dernière, dont un, Robby, qui est de Bret. Et des événements étranges qui apparaissent. Un peu surnaturels au début, puis franchement violents ensuite. Bret est hanté par Patrick Bateman (le psychopathe d'American Psycho) et par son père. Et le Bret en plein cauchemar se sépare d'un Bret qui écrit Lunar Park, pour tenter de... - il ne comprend rien de toute façon (et personne ne le croit).

Revirement réussi et bienvenu de B.E.Ellis. Finis les romans où les marques des fringues et des objets tendances étaient accumulées pour le grand plaisir d'un lectorat fashionisto-superficiel sous couvert de gore air-du-temps. Ellis semble même se moquer de ce passé. Maintenant, il aborde un style plus littéraire, plus captivant que ses romans précédents d'ailleurs, et surtout sans toucher à la vraie marque de fabrique Ellis: le héros paumé. Ce qui donne ici une bonne dose d'autodérision. Même si on tombe parfois dans le niaiseux un peu facile (je pense plus particulièrement aux inscriptions et au nom de la peluche).

Frédéric Beigbeder parle d'une autofiction, concernant ce roman. C'est bien trouvé. Ce roman est prenant, il a eu un effet sur moi, côté émotions, que seul American Psycho avait eu avant (pour les scènes de violence). Le meilleur roman de l'auteur en plus, aussi par son côté "bilan". La traduction est en revanche un peu bâclée, quelques expressions étant traduites mot-à-mot. Donc à lire, mais c'est mieux si vous connaissez un peu le vocabulaire US et quelques repères culturels.

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