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Interprète Tanger
Label Mercury
Sortie en France 11/03/2003

Liste des plages
1- Botox planétaire 
2- Postcardiogramme 
3- Le petit soldat 
4- Barfleur 
5- Nuits de rêve 
6- Air task order 
7- Love song 
8- Un homme est inerte 
9- Johnny & Laura Palmer 
10- La grande vie 

Durée totale 53





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Cette oeuvre a été notée 3

L'amour fol
 
Vertiges de l'amour
 

30/03/2003
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Depuis ses débuts en 1997, Tanger ne laisse pas indifférent. Groupe génial pour certains, renouvelant une certaine idée du rock français ou terriblement poseur et prétentieux pour d’autres, force est de reconnaître que la formation de Philippe Pigeard a su se créer une identité forte et originale.
« L’amour fol » qui sort ce printemps, va peut-être réconcilier les détracteurs de Tanger et ses plus ardents défenseurs. Les textes gagnent en densité, loin des petites ficelles littéraires post-Gainsbourg des débuts, la musique prend de l’ampleur, atteignant même parfois une richesse rarement vue en France, sans tomber dans un melting-pot artificiel. Même si tous les morceaux ne sont pas aboutis, l’ensemble dégage une belle vitalité, teintée parfois d’accents mélancoliques.

Un début fracassant

Le début de l’album est particulièrement réussi. Les trois premiers morceaux forment un premier quart d’heure très enlevé et s’imposent d’emblée dans la mémoire de l’auditeur. « Botox planétaire » ouvre le bal, porté par le chant enflammé de Pigeard. Cette chanson incandescente capte mieux un certain état du monde que beaucoup d’hymnes engagés et lourdement explicites.
« Postcardiogramme » ensuite dégage un parfum vénéneux, au rythme ondulé et entêtant. « Le petit soldat » enfin, aurait pu être un tube potentiel si le disque ne sortait pas en pleine guerre. Le propos cette chanson simple et efficace, que l’on pensait a priori métaphorique, prend une couleur toute particulière en ces temps belliqueux.
Après cette entame pied au plancher, « Barfleur » marque la première pause du disque, le temps à l’auditeur de reprendre son souffle avant le morceau de bravoure de ce troisième album de Tanger. Placé en son juste milieu, « Nuits de rêve » en constitue bien le cœur et l’épine dorsale. Long morceau de presque neuf minutes, il exprime comme aucun autre, tous les trésors musicaux que le groupe est capable de déployer. Sa texture, entre chanson, rock et jazz, est d’une incroyable richesse onirique, en parfait accord avec le texte et la voix de Pigeard. La longue dérive finale, véritable transe, nous laisse émerveillés et abasourdis. Le rock français avait rarement frappé aussi juste.
La seconde moitié du disque souffre de la comparaison avec ces premiers morceaux. L’album se finit de manière plus calme et sombre parfois même dans l’anecdotique. « Love song » surprend par son caractère très autobiographique, dévoilant des tranches de la vie intime de Philippe Pigeard. « Un homme inerte », description du médiocre quotidien occidental, évoque même l’écriture sèche et désenchantée de Houellebecq. « Johnny & Laura Palmer », exercice de style cabaret, peut éventuellement amuser mais ne parvient pas complètement à convaincre.

Entre mystères et impudeur

Si l’album peine à tenir la distance, il constitue néanmoins un disque à découvrir, pour y puiser quelques pépites. Philippe Pigeard s’y affirme encore une fois comme une voix rare et un parolier singulier, entre mystères et impudeur. Lui et ses hommes viennent peut-être de sortir le disque que rêve d’enregistrer un jour Noir Désir.

.::Samuel
   
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Mike S a écrit le 08/04/2003 à 11h45.  Commentaire 850, Visiteur 503
Je trouve que c'est donné beaucoup d'honneur à un groupe qui le méritait voici quelques années, mais dont le talent se réduit comme une peau de chagrin a mesure que le temps a passé.
Le nouvel album est assez décevant. On n'y retrouve plus le Free jazz qui faisait la patte de Philippe Pigeard et ses acolytes. Les textes y sont moins sulphureux. La musique moins originale, moins ambitieuse. Alors que l'on pouvait comparer Tanger à aucun autre groupe avant, il est évident qu'aujourd'hui Tanger peut se rapporcher de Tue-Loup, de Bashung et de nombreux autres groupes "intello" francais.

Chiara Kieslowsky a écrit le 25/05/2003 à 17h30.  Commentaire 1149, Visiteur 698
C'est pour moi l'album le plus touchant, le plus juste dans son époque entendu à ce jour en français. La musique est magnifique, les textes brillants et forts sont sans appel pour les essais palichons de la concurrence (Delerm, Biolay et cie...). Cette album porte la chanson française bien au-delà des terrains de jeux habituels du genre. Je défie toute femme sensible de ne pas succomber à la voix du chanteur, spécialement sur Barfleur, chanson qui donne envie d'être amoureuse... Ne cherchez plus le Souchon nouveau, vous l'avez trouvé !

Samuel a écrit le 26/05/2003 à 23h16.  Commentaire 1160, Visiteur 294
D'accord bien sûr pour reconnaitre que Tanger est bien plus intéressant que les Biolay ou Delerm, qui nous polluent les ondes mais je ne vois pas trop le rapport avec Souchon. La richesse musicale et verbale de Tanger me semble bien plus complexe et singulière que tout ce que l'on peut trouver chez Souchon ...

Miche a écrit le 16/06/2003 à 11h32.  Commentaire 1366, Visiteur 806
et pourquoi pas un mot sur "air task order " qui, pour moi, décape la deuxième partie du disque avec il me semble des paroles citées d'un aviateur de l'OTAN durant la bataille du Kosovo. Dans une ambiance ondulante, " pleins de trucs montent vers nous ", des salves acoustiques menaçantes, on attend le refrain qui nous coupe le souffle.

et puis c'est bien d'etre exigeant mais attention aux extrémismes qui nous guettent partout : je ne pense que M. V. Delerm soit un pollueur...

Aromatizado a écrit le 26/07/2003 à 08h09.  Commentaire 1887, Visiteur 1052
Et si plutôt que de se référer à Souchon, Biolay, Bashung, Delerm et cetera (ou plutôt de les critiquer eux) vous causiez du groupe Tanger ? J'étais passé pour avoir une opinion extérieure sur celui-ci... Râté.

Yannovitch a écrit le 07/09/2003 à 22h42.  Commentaire 2705, Visiteur 1213
Je ne suis pas d'accord, mais alors pas du tout avec ce qui est dit sur la deuxième partie du disque. Pour moi, 'Love Song' est un exercice de style très réussi et 'Un homme est inerte' tout simplement le sommet de l'album. Jamais une chanson n'a aussi bien décrit ce que peut être une dépression nerveuse. Quant au commentaire sur l'absence de morceaux Free, je crois juste que le dernier album est plus mûr que les autres, mieux composé et mieux écrit. Sur les précédents albums, les jams et les impros tendaient à cacher la pauvreté de certaines compositions.

Ponky a écrit le 20/10/2003 à 15h39.  Commentaire 3114, Visiteur 1396
en tout cas, en concert c'est vraiment
d'enfer ! à ne pas rater si ils passent
près de chez vous ! et je n'ai aucun
album !

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